Les maladies respiratoires

0
151

Les maladies respiratoires sont des maladies environnementales : pour que quelqu’un développe une maladie respiratoire, il faut d’une part qu’il ait ce qu’on appelle une prédisposition génétique et d’autre part un environnement défavorable (facteurs allergiques, facteurs infectieux, pollution…).

Parmi les principales maladies respiratoires dont on entend parler, le premier grand groupe est celui des infections respiratoires basses : infection de la muqueuse bronchique qui peut se diffuser au niveau du parenchyme pulmonaire, c’est ce qu’on appelle les pneumopathies. Le groupe des maladies respiratoires basses est donc un terme général pour regrouper les bronchites (atteinte de la muqueuse bronchique) qui peuvent aller jusqu’à l’atteinte du parenchyme pulmonaire et c’est ce qu’on appelle des pneumopathies ou pneumonies.

Les infections respiratoires représentent 25% des motifs de consultation en médecine générale (donc fréquence élevée), avec une recrudescence saisonnière avec deux pics pour les infections respiratoires : saison automne-hivernale et saison des pollens.

La deuxième maladie respiratoire est aussi une maladie environnementale: l’asthme. Il s’agit d’une maladie inflammatoire des voies aérienne. Cette maladie est fréquente: elle touche 5% des adultes et 10% des enfants et adolescents en France. C’est une maladie multifactorielle avec des traitements efficaces mais une partie des patients évoluent vers des maladies sévères.

La troisième affection est le cancer broncho-pulmonaire qui est en augmentation, surtout chez les femmes, puisque les diagnostics que l’on fait actuellement concernent des femmes relativement jeunes (à partir de 30-40 ans) qui ont généralement commencé à fumer vers 12-13ans. Ce n’est donc pas une maladie du sujet âgé.

Les maladies respiratoires additionnées sont la 4e cause de mortalité au niveau mondial. Il y a une différence entre les pays développés et les pays en voie de développement. Pour l’instant, le cancer du poumon reste la première cause de mortalité chez l’homme mais d’ici quelques années, ce sera probablement supérieur chez les femmes que chez les hommes.

Pour toutes ces maladies, les personnes ont été exposées à des agents, à des bactéries dans l’air ambiant. Pour la maladie asthmatique, les personnes auront souvent une allergie respiratoire : elles vont respirer dans l’air une substance qui va induire un problème inflammatoire au niveau des bronches. Par exemple, l’allergie au pollen des graminées peut déclencher des crises d’asthmes.

Les maladies respiratoires sont responsables d’un coût important en termes de dépenses de santé car les malades consultent et sont parfois hospitalisés, ce qui coute cher, avec des médicaments parfois couteux.

Il y a une constante au niveau des maladies respiratoire, c’est que très souvent on va trouver une atteinte de la sphère ORL avec la muqueuse nasale. C’est logique parce que l’air qu’on respire passe par le nez qui est donc le premier filtre. La conséquence c’est que chez des malades asthmatiques, on va très souvent trouver une atteinte de la muqueuse nasale qu’on appelle la rhinite allergique. Il y a donc une relation très étroite entre ce qui se passe au niveau de la sphère ORL et ce qui se passe au niveau de la sphère interne. C’est vrai également pour le cancer bronchique et pour d’autres maladies. Très souvent, le point de départ des infections respiratoires basses va être une infection au niveau de la sphère ORL (nez, sinus, sphère dentaire).

Facteurs environnementaux

Le premier facteur environnemental qu’on retrouve est le tabagisme actif (dans la fumée de tabac on trouve plus de 4000 composés irritants et carcinogènes). On trouve ensuite dans les facteurs environnementaux

Facteurs professionnels

  •  Il existe des asthmes et cancers professionnel chez des personnes qui ont été pendant de nombreuses années exposées à des agents sur le lieu de travail
  • Le tabagisme passif
  • Certains polluants qui obstruent les voies aériennes et entrainent donc des maladies chroniques respiratoires, de l’asthme, des BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive = atteinte des bronches liée à des irritants professionnels et principalement au tabac).

Autres facteurs

Tout le monde n’est pas à égalité pour avoir des maladies pulmonaires.

Différents facteurs entrent en jeu :

  • Facteur génétique = prédispositions génétique pour asthme, cancers, infections respiratoires.
  • Facteurs nutritionnels.
  • Conditions socio-économiques défavorables.
  • Les infections de la petite enfance, c’est pourquoi il faut insister sur l’interrogatoire, car on sait que tous les évènements de la petite enfance, en particulier certaines infections bactériennes font le lit du développement de maladies respiratoires à l’âge adulte.

La crise d’asthme

Dans la crise d’asthme, on retrouve deux phénomènes :

  • Le bronchospasme qui consiste en un épaississement du muscle lisse bronchique qui gène le patient pour respirer. Il va être essoufflé.
  • A distance, en fonction de l’agent en cause dans le déclenchement de la crise d’asthme, il va y avoir un phénomène d’inflammation bronchique, avec une muqueuse épaissie, rouge (au lieu de rose normalement). L’épaississement de la muqueuse participe également à la diminution du calibre des voies aériennes. En même temps que cette inflammation de la muqueuse bronchique, on trouve un phénomène d’hypersécrétion bronchique due à l’inflammation.

Les malades qui sont en crise d’asthme vont être gênés pour respirer d’une part à cause du calibre diminué et de l’inflammation et d’autre par à cause de l’obstruction liée à des sécrétions. Ces malades sont en dyspnée. L’inflammation se manifeste par une toux plutôt sèche au début qui peut devenir grasse à cause de l’hypersécrétion bronchique et s’accompagner d’expectoration. Ceci se produit quand les personnes sont exposées à des contaminants dans l’air ambiant.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here